Résultats régionales 2015 : score du FN, résultats complets en région et par ville

RESULTATS REGIONALES - Le 2e tour des élections régionales 2015 a livré son verdict. Le résultat du FN ne lui permet pas de prendre une seule région. Découvrez le résultat national et les résultats de chaque élection régionale au niveau local. Tous les chiffres clés de ce 13 décembre 2015.

[Mis à jour le 14 décembre 2015 à 12h10] RESULTATS NATIONAUX - Voici les résultats des régionales 2015 communiqués par le ministère de l'Intérieur :

Droite : 40,24% | Gauche : 28,86% | FN : 27,10%

Le FN ne gagne aucune région à l'issue de ces régionales. La gauche parvient à conserver 5 régions dont la Bretagne, l'Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes et le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées. La droite l'emporte dans 7 régions.

CARTE - Voici les résultats des élections régionales 2015 en un coup d'oeil avec le rapport de force national et les listes en tête en région.

Rapport de force national

Source : ministère de l'Intérieur
(Cliquez sur une portion pour voir le détail)

Liste gagnante par région

Source : ministère de l'Intérieur
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PAR REGION - Les résultats définitifs région par région.

En Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Xavier Bertrand l'emporte avec 57,77% des suffrages, loin devant Marine Le Pen à 42,23%, manifestement handicapée par la forte mobilisation de ce 2e tour.

En Provence-Alpes-Côtes d’Azur, Christian Estrosi (LR), avec 54,78%, bat lui aussi Marion Maréchal-Le Pen, à 45,22%.

En Ile-de-France, Valérie Pécresse est en tête avec 43,80%, devant la gauche de Claude Bartolone à 42,18% et le FN de Wallerand de Saint-Just à 14,02%. Valérie Pécresse a donné tôt son discours de présidente de région tandis que Claude Bartolone a admis sa défaite et souhaité "bonne chance à l'Ile-de-France".

En Rhône-Alpes, Auvergne, Laurent Wauquiez (LR) est vainqueur à 40,61%, devant Jean-Jack Queyranne (PS) à 36,84% et Christophe Boudot (FN) à 22,55%.

En Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, Alain Rousset (PS) l'emporte avec 44,27% devant Virginie Calmels (LR-UDI) à 34,06% et le FN emmené par Jacques Colombier à 21,67%.

En Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, Philippe Richert (LR) l'emporte avec 48,40%, plus de dix points devant Florian Philippot (FN) à 36,08%. Jean-Pierre Masseret (PS) récolte 15,51% des suffrages.

En Bourgogne, Franche-Comté, toutes les listes se tiennent dans un mouchoir de poche. La gauche de Marie-Guite Dufay termine en tête à 34,68%, devant la droite de François Sauvadet à 32,88% et le FN dirigé par Sophie Montel à 32,44%.

En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, les résultats des régionales donnent Carole Delga (PS) à 44,81%, devant Louis Aliot (FN) à 33,87% et Dominique Reynié (LR) à 21,32%.

En Pays de la Loire, la droite de Bruno Retailleau l'emporte devant la gauche de Christophe Clergeau avec respectivement 42,70% et 37,56% des voix. Le FN est troisième à 19,74%.

En Bretagne, Jean-Yves Le Drian (PS) est vainqueur à 51,41%, devant Marc Le Fur (LR) à 29,72% et Gilles Pennelle (FN) à 18,87%.

En Normandie, Hervé Morin (LR-UDI) est à 36,43%, Nicolas Mayer-Rossignol (PS) est à 36,08%, Nicolas Bay (FN) à 27,50%. Hervé Morin s'impose d'un peu plus de 4700 voix seulement.

Dans la région Centre-Val de Loire, la gauche de François Bonneau remporte l'élection avec 35,43%, au coude à coude avec la droite de Philippe Vigier à 34,58% des suffrages et le FN à Philippe Loiseau à 30%.

En Corse, Gilles Simeoni (régionaliste) est en tête avec 35,34%, devant la liste de Paul Giacobbi (divers gauche) à 28,49%, la liste de José Rossi (LR-UDI-MoDem) à 27,07% et celle de Christophe Canioni (FN) à 9,09%.

A la Réunion, Didier Robert s'impose avec 52,69% face à Huguette Bello à 47,31%.

VIDEO - Tout ce que vous devez savoir sur les élections régionales

Résultat du FN aux régionales

Avec près de 28 % au niveau national, le FN a enregistré un score historique lors de ces élections régionales, au premier comme au second tour. S'il ne remporte aucune région, il a atteint les 6,8 millions de votants le 13 décembre 2015. Son résultat est même en progression de 800 000 voix entre les deux tours du scrutin, progression masquée par une mobilisation impressionnante.

Le résultat du FN est en croissance quasi continue depuis 2007 (sauf lors des élections très locales lors desquelles il peinait à présenter des candidats dans toutes les circonscriptions jusqu'ici).

Pendant des mois, la campagne des élections régionales s'est focalisée sur un enjeu : le résultat du FN et la démarche à suivre, à gauche comme à droite, pour faire barrage au parti de Marine Le Pen. Car pour la première fois de son histoire, le Front national pouvait raisonnablement viser la présidence d'au moins deux régions à l'issue du scrutin : le Nord-Pas-de-Calais, Picardie, où Marine Le Pen était elle-même candidate et la région PACA où c'est sa nièce Marion qui a repris le flambeau après la mise à l'écart de Jean-Marie Le Pen pour ses dérapages. Dans la région PACA, les résultats du FN ont toujours été parmi les meilleurs enregistrés par le parti frontiste en France et sont en progression depuis la présidentielle. Les résultats du FN dans le Nord depuis 2012 sont eux aussi à la hausse.

Les derniers sondages, en particulier ceux menés après les attentats du vendredi 13 novembre à Paris, n'ont eu de cesse de confirmer cette tendance, particulièrement favorables aux deux héritières du clan Le Pen. Mais le FN a aussi tenté de jouer les trouble-fête dans plusieurs autres régions. La Normandie avec une triangulaire où les trois forces (gauche, droite et FN) ont longtemps été données à égalité ou presque (voir la progression des résultats du FN en Normandie depuis 2012). En Bourgogne, Franche-Comté, le FN a terminé bien au-dessus de la droite et la gauche au premier tour. Enfin, Florian Philippot a tenté lui aussi de créer la surprise avec le résultat du FN dans la région Grand Est (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine). En vain.

Résultats du 1er tour des régionales

RÉSULTATS TOUR 1 - Les résultats du premier tour des régionales 2015 avaient abouti à une percée du FN, avec un résultat historique de 27,73 % des suffrages, terminant devant les listes "Union de la droite" (LR-UDI), en seconde position avec un résultat de 26,65 %, et l'"Union de la gauche", troisième, à 23,12 %.

RESULTATS PAR REGION - Voici les résultats complets du 1er tour des élections régionales par région et par ville

Par région

Cliquez sur une région pour trouver une ville

Voici les trois listes arrivées en tête dans les 12 régions métropolitaines.

Les résultats complets des régionales en Nord-Pas-de-Calais, Picardie, livrés par le ministère de l'Intérieur, donnaient Marine Le Pen largement en tête à 40,64 %, contre 24,96 % pour la liste de droite de Xavier Bertrand et 18,12 % pour la liste de Pierre de Saintignon.

Selon les résultats en Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne, Florian Philippot (FN) arrivait en tête avec 36,06 %, devant Philippe Richert (LR-UDI) à 25,83 % et Jean-Pierre Masseret (PS-PRG) à 16,11%.

Les résultats  en PACA donnaient la liste de Marion Maréchal-Le Pen (FN) à 40,55 % contre 26,48 % pour Christian Estrosi (LR-UDI) et 16,59 % pour Christophe Castaner (PS-PRG).

En Ile-de-France les résultats donnaient Valérie Pécresse (LR-UDI) à 30,51 %, contre Claude Bartolone (PS-PRG) à 25,19 % et Wallerand de Saint-Just (FN) à 18,41 %.

Les résultats du ministère de l'Intérieur en Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes donnaient la liste de gauche d'Alain Rousset à 30,39 %, celle de droite de Virginie Calmels à 27,19 % et la liste FN de Jacques Colombier à 23,23 %.

En Auvergne, Rhône Alpes, la liste de droite emmenée par Laurent Wauquiez arrivait à 31,73 % contre 25,52 % pour le FN emmené par Christophe Boudot et 23,93 % pour la liste de gauche emmenée par Jean-Jacques Queyranne.

En Languedoc-Roussillon, Midi Pyrénées, le FN emmené par Louis Aliot arrivait en tête avec 31,83 %, devant les listes de  gauche de Carole Delga à 24,41 %, et les listes de droite de Dominique Reynié à 18,84 %.

Les résultats définitifs en Pays de la Loire donnaient les listes de droite emmenées par Bruno Retailleau à 33,49 %, devant la gauche de Christophe Clergeau à 25,75 % et le FN de Pascal Gannat à 21,35 %.

Les résultats définitifs en Bretagne donnaient 34,92 % à la gauche emmenée par Jean-Yves Le Drian, devant la droite de Marc Le Fur à 23,46 % et le FN de Gilles Pennelle à 18,17 %.

Les résultats dans la région Bourgogne Franche Comté donnaient le FN de Sophie Montel à 31,48 %, la droite de François Sauvadet à 24 % et la gauche de Marie-Guite Dufay à 22,99 %.

Les résultats définitifs en Normandie donnaient la liste de droite d'Hervé Morin à 27,91%, devant le FN de Nicolas Bay à 27, 71% et la liste de gauche de François Mayer-Rossignol à 23,52 %.Les résultats en Centre, Val de Loire donnaient le FN Philippe Loiseau à 30,49%, devant la droite de Philippe Vigier à 26,25 %, et la gauche de François Bonneau à 24,31 %.

Candidats aux élections régionales

Les candidatures aux régionales ont été dévoilées le mercredi 9 décembre 2015. Voici les principales têtes d'affiches qui représentaient chaque tendance lors du scrutin.

Les candidats à gauche aux régionales

  • RÉSUMÉ - Dans plusieurs régions, Europe Ecologie-Les Verts avait fait alliance avec le Front de gauche ou le Parti de gauche plutôt qu'avec le PS pour le 1er tour de ces élections régionales 2015. Un scénario, semblable à celui des départementales. Dans deux régions, les listes PS se sont retirées au second tour pour éviter d'offrir un boulevard au FN. Dans beaucoup d'autres, la "gauche de la gauche" a fusionné avec le PS au 2e tour, sauf en Bretagne.
Quelques-uns des candidats de gauche aux régionales 2015 : Jean-Yves Le Drian, Carole Delga, Claude Bartolone, Emmanuelle Cosse et Pierre Laurent.

Ils ont gagné. Dans la région Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, la liste PS de Carole Delga avait fusionné avec celle de l'écolo Gérard Onesta, qui portait les couleurs des écologistes et du Front de gauche au premier tour. Le maire de Montpellier, Philippe Saurel, candidat DVG au 1er tour, n'avait pas donné de consigne de vote au second. En Bourgogne, Franche-Comté, Marie-Guite Dufay était tête de liste du Parti socialiste. Elle a reçu le soutien d'EELV pour le 2e tour, qui  avait investi Cécile Prudhomme au 1er.

Dans le Centre, les socialistes étaient représentés par François Bonneau, le président sortant, et les écologistes par Charles Fournier. Un accord avait aussi été trouvé pour le 2e tour. Dans l’Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, les Verts comptaient sur François Coutant et le PS sur un vieux briscard : le président de l’Aquitaine sortant, Alain Rousset. Les deux ont aussi fusionné. En Bretagne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian était le candidat du PS. Il quant à lui refusé tout compromis avec les écologistes au 2e tour.

Ils ont perdu. Dans le Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Pierre de Saintignon, choisi par le Parti socialiste et opposé notamment à l'écologiste Sandrine Rousseau lors du premier tour, s'est retiré de la course pour éviter une triangulaire qui serait trop favorable à Marine Le Pen. En PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur), Christophe Castaner était le candidat du PS et du PRG avant son retrait "républicain", également  face à la menace FN pour ce second tour.

En Ile-de-France, Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, était le candidat du PS. Pierre Laurent, le patron du PCF, et Emmanuelle Cosse, qui dirigeait la liste EELV, ont tous les deux fusionné leurs listes avec celle du parti socialiste en vue du 2e tour. Dans les Pays-de-la-Loire, le maillot rose du PS a été étrenné par Christophe Clergeau, le vert par Sophie Bringuy tous les deux réunis également après un accord portant notamment sur une "étude indépendante" de l'actuel aéroport nantais.

En Auvergne, Rhônes-Alpes, le PS avait choisi Jean-Jack Queyranne, l’actuel président de la région Rhône-Alpes. EELV et les communistes l'ont aussi rejoint pour le 2e tour après d'âpres discussions. En Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine, l'ancien président de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, était candidat. Malgré les consignes du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, mais aussi par manuel Valls et François Hollande, il avait refusé de jeter l'éponge au 2e tour. En Normandie, le socialiste investi était Nicolas Mayer-Rossignol, qui a fusionné avec l'EELV Yanic Soubien au 2e tour.

Les candidats à droite aux régionales

  • RÉSUMÉ - Sur l'ensemble de la France, un accord a été trouvé entre Les Républicains et l'UDI pour partir unis lors de la campagne des élections régionales 2015. Un rassemblement obtenu dans la douleur et sans garantie d'un soutien de l'UDI aux primaires de 2016, comme le souhaitait pourtant Nicolas Sarkozy. Le parti centriste, grand gagnant de cet accord, s'était assuré 3 têtes de listes sur 13. Peu de changements ont eu lieu au second tour, Nicolas Sarkozy et les Républicains ayant confirmé la règle du "ni ni" (ni retrait, ni accord avec la gauche) dans les régions où le FN avait une chance de l'emporter.
Quelques-uns des candidats de droite aux régionales 2015 : Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Christian Estrosi et Hervé Morin.

Ils ont gagné. En Ile-de-France, Valérie Pécresse pour LR et Chantal Jouanno pour l'UDI étaient associées au pour l'élection régionale. Dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, Xavier Bertrand était en campagne à la tête de la liste Les Républicains. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, c'est Christian Estrosi qui défendait les couleurs des Républicains. En Auvergne, Rhônes-Alpes, la liste LR-UDI était emmenée par Laurent Wauquiez. En Normandie, l'UDI Hervé Morin, ancien ministre de la Défense, était candidat.

En Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine le président ex-UMP sortant (région Alsace), Philippe Richert, remettait sa couronne en jeu. Dans les Pays-de-la-Loire, une des régions à n’avoir pas bougé après la réforme, c’est Bruno Retailleau qui portait le flambeau de LR, tandis qu'en Bretagne, région également inchangée, LR était représenté par Marc Le Fur.

Ils ont perdu. En Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, le parti LR avait choisi d'investir le politologue Dominique Reynié. Chez les centristes, dans la région Centre-Val-de-Loire, Philippe Vigier, député-maire de Cloyes-sur-le-Loir et conseiller régional de l'opposition, était candidat. En Bourgogne, Franche-Comté, c'est François Sauvadet qui menait les listes de la droite et du centre.

Dans la région Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin, Virginie Calmels, première-adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, était candidate. En Corse, le député Camille de Rocca Serra et l'ancien ministre José Rossi n'étaient pas parvenus à trouver un accord dès le 1er tour. Ils ont fusionné leurs listes au second.

Les candidats FN aux régionales

  • RÉSUMÉ – Au Front national, après des départementales prometteuses, on comptait sur cette élection régionale pour franchir une nouvelle étape vers l’émergence d’un véritable parti de gouvernement en 2017. Le cas Jean-Marie Le Pen presque soldé, la prise d’une voire de plusieurs régions était la priorité. Trois à quatre étaient visées en priorité : le Nord-Pas-de-Calais, Picardie bien sûr, avec Marine Le Pen, mais aussi la région PACA avec sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, et pourquoi pas l’Alsace, Champagne-Ardennes, Lorraine avec Florian Philippot ou le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées avec Louis Alliot.
Quelques-uns des candidats du FN aux régionales 2015 : Marion Maréchal-Le Pen, Florian Philippot, Marine Le Pen, Louis Aliot et Wallerand de Saint-Just.

Ils ont perdu. Dans le Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Marine Le Pen, présidente du FN, était tête de liste du parti. Dans la région PACA, Marion Maréchal-Le Pen était la tête de liste officielle du Front national. Elle a été concurrencée à l'extrême droite par une liste de Jacques Bompard qui n'a pas su rivaliser (1,12 %) eu 1er tour. Florian Philippot était quant à lui candidat en Alsace-Lorraine, Champagne-Ardennes. Louis Alliot menait la liste FN en Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées. Nicolas Bay était candidat en Normandie, Wallerand de Saint-Just en Ile-de-France.

Sophie Montel était candidate en Bourgogne, Franche-Comté, Pascal Gannat en région Pays-de-la-Loire et Gilles Pennelle en Bretagne. Christophe Boudot était candidat en Auvergne-Rhône-Alpes, Philippe Loiseau dans le Centre, Jacques Colombier en Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, Christophe Canioni en Corse.

Dates des élections régionales 2015

Initialement, les dates des élections régionales étaient les mêmes que celles des départementales, en mars en 2015. Mais le gouvernement a préféré dissocier ces deux rendez-vous électoraux. Les régionales ont finalement eu lieu en décembre, les 6 et 13. Une élection en décembre, ce n’était pas arrivé en France depuis… 1965, lors de l’élection de Charles De Gaulle à la présidence de la République. Il faut noter à nouveau que les régionales 2015, qui suivaient les élections départementales, étaient les dernières élections en France avant la présidentielle, programmée en 2017.

Les inscriptions sur les listes électorales étaient ouvertes jusqu'au 30 septembre 2015. Du fait de la date tardive de ces élections régionales, les parlementaires avaient adopté une dérogation pour l'inscription sur les listes électorales. Alors que la procédure devait normalement être faite avant le 31 décembre de l'année précédente, les personnes non-inscrites ont eu jusqu'au 30 septembre 2015 pour s'inscrire sur les listes électorales

Sondages des régionales - Tour 2

Retrouvez ci-dessous les derniers sondages réalisés avant les élections régionales avec les rapports de forces et grandes tendances nationales tels qu'ils étaient livrés avant le scrutin. Pour rappel, nous n'avons conservé que les sondages portant sur le 2e tour. Pour les sondages locaux, consulter les pages de chaque région.

DERNIER SONDAGE - Marion Maréchal Le Pen, comme sa tante Marine Le Pen, seront battues par leurs adversaires respectifs Christian Estrosi et Xavier Bertrand ce dimanche, selon un sondage TNS Sofres/OnePoint pour le 2e tour des élections régionales, publié mercredi. Les résultats des régionales en PACA donnent la candidate frontiste Marion Le Pen huit points derrière son rival LR-UDI (46 contre 54 %). Les résultats en Nord-Pas-de-Calais Picardie, donnent un écart plus resserré de 6 points entre Xavier Bertrand (53 %) et Marine Le Pen (47 %).Dans les deux cas, les têtes de liste du Front national ne semblent plus en position de l'emporter alors que le FN avait placé ses principaux espoirs dans ces territoires. La victoire de la droite est liée notamment au report des voix de gauche estimées par TNS à 77 % dans chacune de ces deux régions. Le seul conseil régional frontiste à l'issue du scrutin pourrait donc être l'Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne, où Florian Philippot semble assuré de l'emporté dans une triangulaire, le socialiste Pierre Masseret ayant refusé de se retirer.

Selon un sondage BVA pour l'Obs, 55 % des Français ne souhaitent pas une victoire du FN dimanche prochain, pour le 2e tour des élections régionales. En revanche, ils sont 44 % à ouvertement souhaiter que le parti de Marine Le Pen dirige au moins une région au sortir des résultats de ces régionales. Un chiffre en hausse de 13 points par rapport à une enquête équivalente menée par BVA en avril. par ailleurs, le sondage indique que 64 % des Français seraient "inquiets" des résultats des régionales au 1er tour. Un chiffre en très légère baisse par rapport à une précédente enquête menée cette fois en marge des européennes en 2014. 65 % des sondés se disaient alors préoccupés par les résultats des élections.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié le 9 décembre, les Français jugent globalement que le PS a eu tort de retirer ses listes dans le Nord et en PACA pour faire barrage au FN. Ils sont 48 % à répondre "oui" quand la question leur est posée contre 51 % répondant "non". C'est surtout au FN que la démarche du PS est le moins approuvée (84 % de "non"), tandis qu'elle est particulièrement approuvée par les militants du Modem (72 % de "oui"), d'EELV (72 % aussi), du PS (64 %), des Républicains (63 %) et de l'UDI (61 %). Sur le maintien des listes de droite dans les régions où ses listes sont arrivées en 3e position, le rapport est plus serré. Les sondés désapprouvent à 50 % et approuvent à 49 %. Selon le sondage enfin, 52 % des Français s'apprêteraient à aller voter pour ce second tour.

Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui publié le 8 décembre, la droite obtient 59 % des intentions de votes là où elle est opposée en duel au Front national. Mais le nombre d'indécis est particulièrement élevé puisque 36 % des sondés n'ont pas exprimé d'intentions de vote. Dans la cas d'une triangulaire, les électeurs se porteraient également en majorité vers une liste LR-UDI-MoDem (35 %), un petit point seulement au dessus des listes de gauche (34%). s'il semble pouvoir s'imposer dans quelques régions, le FN est distancé dans ce sondage puisqu'il est crédité de 31 % des intentions de votes. cette fois, 21 % des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote. 54 % des sondés enfin estiment que la gauche doit se retirer ou fusionner ses listes là où elle a peu de chances de l'emporter.

Selon un sondage Harris Interactive pour M6 réalisé dimanche, au soir même du premier tour, la droite devrait gagner les élections régionales 2015. Les résultats des régionales, anticipés sous la forme d'intentions de vote par l'institut et se basant sur l'hypothèse d'une triangulaire, donnent les listes LR-UDI à 35 % devant les listes de gauche à 34 % et les listes du FN, en troisième position à 31 %. Le sondage indique que les électeurs du Front de gauche seraient 97 % à se reporter sur une liste d'union de la gauche au second tour et que les électeurs d'EELV seraient 81 % à faire de même. Ces derniers sont en revanche 17 % à voter au contraire pour une liste de droite. Selon Harris enfin, 44 % des électeurs pronostiquent une victoire de la droite et du centre à l'issue du second tour. Ils ne sont en revanche que 35 % à la souhaiter contre 37 % pour la gauche. 27 % des personnes interrogées souhaitent une victoire du Front National au second tour. 59 % des sondés se disent favorable au front républicain et au retrait des listes de gauche arrivées en 3e position.Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, publié dimanche, plus de la moitié des sondés (51 %) se dit opposée à une fusion des listes de gauche et de droite pour faire barrage au FN. Si à gauche, les personnes interrogées sont plus ouvertes sur cette question (82 % des électeurs du PS, 76 % d'EELV), ce n'est pas du tout le cas à droite (56 % favorables) ni au Front de gauche (53 %). Le retrait semble beaucoup plus acceptable dans l'esprit des électeurs. Dans les régions où la gauche est en troisième position et où le FN est en mesure de l'emporter, 56 % des personnes interrogées se disent pour un retrait de la gauche (dont 62 % de ses propres électeurs). Ce retrait n'est pas envisagé en revanche à droite, 57 % des électeurs LR-UDI-MoDem se disant contre le désistement de leur parti.

Carte des nouvelles régions

Les élections régionales 2015 portaient sur 13 territoires. Depuis l’adoption du projet de loi portant sur la nouvelle organisation territoriale, le nombre de régions en France métropolitaine est en effet passé de 22 à 13.

La carte des 13 nouvelles régions françaises. En gris, les régions qui conservent leurs frontières antérieures. En bleu, celles qui fusionnaient pour ces élections régionales 2015 (CLIQUEZ SUR LA CARTE POUR ZOOMER). © Linternaute.com

Le nom définitif des futures régions n’est pas encore connu... Et ne devrait pas l’être avant plusieurs mois. Les capitales des nouvelles entités seront, elles aussi, déterminées par les nouveaux élus. Mais le 31 juillet 2015, une liste de chefs-lieux provisoire a été désignée par le gouvernement. Ceux-ci assureront la fonction de capitale administrative, autrement-dit de ville-préfecture, en attendant l'installation des nouveaux conseillers régionaux.

La réforme territoriale a été divisée en plusieurs grands volets faisant l'objet chacun d'une loi. Les deux principaux sont la loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral et la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République). La première, qui acte formellement le redécoupage en 13 régions et modifie les conditions d'élection des conseillers régionaux, a été adoptée par l'Assemblée et le Sénat et a d'ores et déjà été promulguée au Journal Officiel du 17 janvier 2015. La seconde, qui porte plus spécifiquement sur l'organisation territoriale du pays et sur les compétences de ces nouvelles régions, a été définitivement validée par le Sénat le 16 juillet 2015. La loi "NOTRe" avait été adoptée en première lecture au Sénat le 27 janvier 2015 puis à l'Assemblée nationale le 10 mars 2015 (le Sénat étant consulté en priorité pour les sujets ayant trait aux collectivités).

La répartition des sièges est fonction de la population dans chaque région, chaque département qui la compose ayant une délégation plus ou moins importante selon la taille de sa population. L'effectif des conseils régionaux et le nombre de candidats par section départementale a été fixé par la loi du 16 janvier 2015. Vous en trouverez le détail ici.

Compétences des régions

Le but des élections régionales est simple : élire les conseillers régionaux, à savoir les personnes qui président à la destinée de la région, siégeant au conseil régional. Les conseillers régionaux sont élus pour une durée de 6 ans au scrutin de liste (on élit non pas une personne mais plusieurs). Comme le note le site officiel Vie-publique.fr, depuis la loi du 13 août 2004, la région est la collectivité bénéficiant des transferts de compétences les plus importants. Avec la fusion de plusieurs territoires pour former 13 "super régions" au lieu de 22, les pouvoirs de la région ont même été renforcés, via la loi NOTRe  adoptée à l'été 2015 (lire ci-dessus).

Les régions françaises sont compétentes dans les 4 principaux domaines suivants :

  • Développement économique (aides aux entreprises pour les inciter à s’implanter)
  • Gestion des transports en commun (RER/TER)
  • Aménagement du territoire
  • Education et formation professionnelle (gestion des lycées, formation continue, formation en apprentissage, insertion des jeunes en difficulté…).

Depuis la loi du 27 février 2002, la région est également compétente dans la protection du patrimoine, le développement des ports et des aérodromes et doit assurer la mise en œuvre d’un plan régional pour la qualité de l’air. Des compétences qui appartenaient auparavant à l’Etat.

Résultat des régionales 2010 & repères

Le mode de scrutin des régionales

Les résultats des régionales sont régis par un système qui combine les règles des scrutins majoritaire et proportionnel. En clair, si une liste recueille la majorité des voix exprimées au premier tour (c’est-à-dire plus de 50 %), elle obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont alors répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages. Et il n’y pas de second tour. Mais si aucune liste ne recueille la majorité au premier tour, un second round a lieu la semaine suivante. Pour aller au second tour, il faut avoir réuni au moins 10 % des suffrages exprimés. Dès lors, c’est simple : la liste qui arrive en tête lors de cette seconde étape remporte le quart des sièges à pourvoir. Le reste des sièges est réparti proportionnellement entre les listes ayant au moins 5 % des suffrages exprimés.

Les résultats des régionales 2010

Les élections régionales de 2010 avaient permis de renouveler 25 conseils régionaux de métropole et d'outre-mer, ainsi que l'Assemblée de Corse. Au premier tour, le PS et ses alliés avaient recueilli 29,5 % des suffrages, devant la droite parlementaire, à 27 %, et le FN, à 11,4 %. La droite avait enregistré alors son plus mauvais score sous la Ve République, tout scrutin confondu. Au second tour, la gauche unie avait triomphé avec 54,1 % des suffrages, loin devant la droite à 35,4 % et le FN à 9,2 %. Sur les 25 régions en jeu, 22 avaient été raflées par la gauche. En métropole, la carte était toute rose. Seule l'Alsace étant aux mains de la droite. En outre-mer, la Guyane et la Réunion étaient à droite, tandis que la Martinique et la Guadeloupe avaient élu un conseil régional à gauche. Au premier tour, l'abstention a été très haute, se chiffrant à 53,67 %. Au second, elle a baissé, mais restait conséquente : 48,79 %.

Résultats des régionales 2010 - Tour 1 (14 mars 2010)

Résultats nationaux selon les associations de nuances - ministère de l'Intérieur.

Résultats des élections régionales 2015 : les régions

Nord-Pas-de-Calais Picardie Ile-de-France
PACA Rhône-Alpes Auvergne
Pays de la Loire Bretagne Normandie
Aquitaine Limousin Poitou-Charentes
Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon Centre
Alsace Champagne-Ardenne Lorraine
Bourgogne, Franche-Comté Corse

Résultats des élections régionales 2015 : les principales villes

Paris Rouen Calais
Marseille Mulhouse Saint-Nazaire
Lyon Caen Colmar
Toulouse Saint-Denis Drancy
Nice Nancy Bourges
Nantes Argenteuil Mérignac
Strasbourg Saint-Paul Ajaccio
Montpellier Montreuil Issy-les-Moulineaux
Bordeaux Roubaix Levallois-Perret
Lille13 Tourcoing La Seyne-sur-Mer
Rennes Dunkerque14 Quimper
Reims Nanterre Noisy-le-Grand
Le Havre Créteil Valence
Saint-Étienne Avignon Villeneuve-d'Ascq
Toulon Vitry-sur-Seine Neuilly-sur-Seine
Grenoble Poitiers Antony
Dijon Courbevoie Vénissieux
Angers Fort-de-France Cergy
Nîmes Versailles Troyes
Villeurbanne Colombes Clichy
Saint-Denis Asnières-sur-Seine Pessac
Le Mans Aulnay-sous-Bois Les Abymes
Clermont-Ferrand Saint-Pierre Ivry-sur-Seine
Aix-en-Provence Rueil-Malmaison Chambéry
Brest Pau Lorient
Limoges Aubervilliers Niort
Tours Champigny-sur-Marne Sarcelles
Amiens Le Tampon Montauban
Perpignan Antibes Villejuif
Metz Saint-Maur-des-Fossés Saint-Quentin
Boulogne-Billancourt La Rochelle Hyères
Besançon Cannes Cayenne
Orléans Béziers Épinay-sur-Seine